Kosova ou Kosovo?

25 mars 2008

Le Kosovo rejette le plan de partition Serbe

Le gouvernement du Kosovo a rejeté mardi le plan  de partition proposé par les dirigeants serbes. Ce plan, qui prévoyait la fragmentation de la province, a été jugé inacceptable et insensé.
Les leaders Kosovares ne sont pas entrés dans les détails du plan proposé par le ministre Serbe pour le Kosovo, mais ils ont déclaré qu’il n’était pas viable. « Nous considérons le Kosovo dans son intégralité » a déclaré le président Kosovare, Fatmir Sejdiu, ajoutant que « quiconque remettrait cela en cause, obtiendrait la même réponse ».
Le premier ministre, Hashim Thaci, est d’accord. « Différents plans ou même des idées encore pires seront préparées par Belgrade mais elles seront toujours considérées comme inacceptables. »
Sejdiu s’est contenté de déclarer que les propositions étaient « simplement insensées ».

Le plan Samardjic aurait cependant été pris en considération par la mission des Nations Unies au Kosovo, la Minuk et par les quartiers généraux de New York.

Posté par Leahcim à 19:29 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


Kosovo – La Serbie cherche le soutien des Nations Unies

Le ministre serbe des affaires étrangères, Vuk Jeremic, a déclaré vendredi dernier que son pays allait demander à l’assemblée générale de l’ONU d’adopter une motion, afin que le tribunal de justice international réagisse sur la déclaration d’indépendance du Kosovo. Dans une déclaration à l’agence de presse Tanjug, Jeremic a dit que cette motion pourrait recevoir le soutien de la majorité des membres de l’ONU.
« Si une majorité de membres décidait de soutenir cette motion alors cela démontrerait la volonté de ne pas imposer une solution, comme la proclamation unilatérale de l’indépendance de notre province du sud. » a-t-il annoncé.
Avec le soutien de leur allié de poids, la Russie, la Serbie qui voit le Kosovo comme le cœur de sa civilisation orthodoxe, s’oppose à cette indépendance et essaie de bloquer l’accès du territoire aux Nations Unies.
Au total, 33 pays, dont les puissances occidentales, ont reconnu le Kosovo depuis la déclaration de l’indépendance le 17 février dernier, poussant la Serbie à retirer ses représentant et ambassadeurs des capitales et consulats.
Jeremic a confié que plus la Serbie avancerait dans le processus d’intégration à l’Union Européenne, plus elle serait dans la capacité de se battre pour ses intérêts nationaux, la préservation de son territoire, son intégrité territoriale et sa souveraineté.

Posté par Leahcim à 19:16 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

19 mars 2008

La Hongrie et la Croatie reconnaissent l’indépendance du Kosovo

La Hongrie et la Croatie, tout deux voisins de la Serbie, ont reconnu officiellement l’indépendance kosovare, ce mercredi 19 mars. Chacun d’eux avait une bonne raison de repousser jusqu’à ce jour la date de la reconnaissance, quand nombre d’Etats tels que la France ou les Etats-Unis avaient réagit dans les 48h. Zagreb, afin de ne pas ruiner les efforts de normalisation de ses relations avec Belgrade, mais aussi pour ménager la susceptibilité de sa minorité serbe. La Hongrie, de son côté, craint qu’une fois encore, les Hongrois vivant dans le Nord de la Serbie, en Voïvodine, ne soient pris pour cibles par des extrémistes serbes. Ceci est contrebalancé par le fait que l’indépendance du Kosovo offre un prétexte en or pour les revendications autonomistes des minorités hongroises, notamment en Roumanie et en Slovaquie. "Tout pays qui reconnaîtra l'Etat illégal du Kosovo viole le droit international" .a réagit le chef de la diplomatie serbe, Vuk Jeremic, les avertissant aussi qu’ils ne pourront "pas compter sur de bonnes relations" avec la Serbie.

Posté par coriander à 20:38 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

17 mars 2008

Video - Violences au Kosovo

La ville de Mitrovica, dans le nord du Kosovo, a été témoin de nouvelles émeutes. Presque 4 ans jour pour jour, après les violences qui avaient enflammées la ville. Aux dernières nouvelles, 37 membres de l'OTAN et 45 policiers des nations unies seraient blessés, parmi eux on compte 3 français grièvement blessés.
Selon des témoins, les manifestants lançaient des pierres aux forces de l'ordre qui ont ripostées avec des tirs de gaz lacrimogène et de flash ball. Les échauffourées ont commencé alors que la KFOR tentait de déloger les quelques 300 personnes qui avaient investi le palais de justice de la ville. Ces personnes étaient employées par la court avant l'intervention administrative de la KFOR en 2004 qui les a forcés à quitter leurs postes.
A Belgrade, les autorités serbes refusent de porter la responsabilité de ces actes et dénonce l'ONU et l'OTAN pour avoir engendré ces violences.


Un convoi de l'ONU attaqué après les manifestations :

Source video Reuters

Posté par Leahcim à 22:26 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

Dangereuse escalade de la violence à Mitrovica-Nord

La force de police de l’ONU a été contrainte de se retirer de la partie Nord de Mitrovica, ce lundi, après que 37 soldats de l’Otan et 45 policiers des Nations Unies aient été blessé par des Serbes.

Attaquées alors qu’elles étaient en train de mener une opération visant à mettre fin à l’occupation du tribunal de justice de Mitrovica par ses anciens employés, les forces de police ont été la cible de jets de pierres,  de grenades et de tirs de fusils-mitrailleurs de type AK-47. La force de l’Otan en place depuis 1999, la Kfor, va se déployer en remplacement des Nations Unies car, contrairement à elles, l’Otan a un mandat plus « souple » lui permettant de répondre plus « efficacement » à ce type de situation, c'est-à-dire la possibilité d’ouvrir le feu… Autant de signaux qui témoignent d’une grave détérioration de la situation et laissent craindre ce que l’Europe s’était refuser à envisager : la guerre.  

Posté par coriander à 19:50 - Commentaires [0] - Permalien [#]


16 mars 2008

Vidéo exclusive Kosovo

Il y a bientôt un an, le Kosovo recevait la visite de George W. Bush. Celui-ci défendait la création d'un Etat autonome et devenait le héros de la majorité albanaise. Des affiches à son effigie recouvraient les murs de la Capitale sans fleuve, Pristina. Les drapeaux avec l'aigle bicéphale flottaient un peu partout dans la ville.

Pristina, est le premier volet de notre trilogie sur le Kosovo.
Caméra au poing, nous sommes partis dans une ville en pleine expansion, désorientée par un m
anque flagrant d’organisation administrative. Un bruyant bordel balkanique.
Des raccordements électriques et téléphoniques anarchiques, des immeubles désertés par la communauté serbe, des rues défoncée par les chars de combats, des maisons à moitié finies et déjà occupées, nous avons pu voir tous les stigmates d’une ville d’après guerre.
Pristina est une ville dynamique, plus de la moitié de ses habitants ont moins de 25 ans, la religion dominante est l’islam, mais elle est pratiquée modérément et par les plus vieux en général. Les jeunes albanaises ressemblent aux étudiantes de l’ouest, habitée par le désir de s’en sortir et de réussir, ailleurs pourquoi pas.

Très peu de reportages s’intéressent à la vie au Kosovo en dehors des périodes d’affrontement, c’est peu être ici que réside le problème. Finalement, personne ne connaît les enjeux, le grand public reste inconscient et se permet de juger le résultat avec un œil très lointain mais impitoyable.
Nous vous invitons à partager cette tranche de vie, à Pristina, le cœur du Kosovo albanais.
Bientôt nous mettrons en ligne notre prochain épisode, une visite de Mitrovica, la ville divisée par l’Ibar. La rive nord est Serbe et la rive sud est Albanaise, deux mondes totalement différents cohabitent avec plus ou moins de tensions.


Pristina Kosovo
Uploaded by France_Kosovo

Posté par Leahcim à 15:01 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

15 mars 2008

Kosovo, les Serbes musulmans « réalistes »

Les élus locaux de la région serbe de Sandzak (ndlr : à majorité musulmane), suivront sans aucun doute l’opinion des leaders nationaux concernant le refus de la reconnaissance du Kosovo, mais les électeurs ont, semble-t-il, déjà accepté cette nouvelle réalité. Nombre d’entre eux ne sont pas surpris par cette déclaration d’indépendance puisque, selon eux, il s’agissait simplement d’une question de temps pour que ce qui était de facto, devienne officiel.
« Nous avons eu des postes frontières avec le Kosovo pendant des années, et les pièces d’identité étaient régulièrement contrôlées, maintenant tout le monde semble surpris que l’indépendance officielle du pays ait été déclarée », a annoncé un bosniaque de Novi Pazar, qui préfère rester anonyme. « Soudain, certaines personnes sont offensés par ces postes frontières et ils les brûlent, ce qui est ridicule. »

"Comme tous les citoyens de Serbie"eglise_serbe

Sulejman Ugljanin, le leader de la liste pour la coalition à Sandzak, qui est actuellement au pouvoir à Novi Pazar, Sjenica et Tutin, est un proche de la « coalition » entre le premier ministre Vojislav Kostunica et Velimir Ilic, ministre de l’infrastructure. Ugljanin a récemment déclaré aux médias qu’il soutenait la politique menée par les dirigeants du pays tout considérant avec respect le problème du Kosovo.
« Je dirais que les organes de l’Etat conduisent une politique sage et responsable en ce qui concerne le Kosovo », a-t-il annoncé.

Rasim Ljakic, leader du Parti Démocrate de l’opposition, proche du président Tadic, a lui aussi condamné la déclaration d’indépendance du Kosovo. Il a récemment visité la partie nord de Mitrovica, à majorité Serbe.
« Nous voulons que le peuple du Kosovo exerce tous les droits dont il a pu jouir jusqu’ici, comme tous les citoyens de Serbie. » a déclaré Ljajic qui est également ministre du travail et des affaires sociales.

Un politicien, préférant rester anonyme, a déclaré à Balkan Insight, qu’il n’était pas facile de faire de la politique aujourd’hui dans la région. Les élus locaux balancent entre le gouvernement et la volonté de leurs électeurs.
« D’un côté nous devons respecter les voix de nos sympathisant, de l’autre, nous devons respecter la position du gouvernement sur ce problème » a-t-il ajouté.

"Les gens agissent stupidemment face à la diversité"

ZIbija Sarenkapic, coordinatrice du Centre Culturel de Damad, a condamné ce qu’elle décrit comme la réplique des Serbes de Bosnie, « ils ont montré à leur manière que le pouvoir qu’ils avaient été plus important que leurs électeurs. » Elle a dit que les Bosniaques n’étaient ne soutenaient pas spécialement l’indépendance du Kosovo mais ils l’ont accepté comme une réalité, alors que les politiciens locaux essayaient de gagner des voix grâce à ce sujet.
« Depuis la déclaration d’indépendance du Kosovo, les bus avec une plaque minéralogique de Novi Pazar se sont fait attaqués à plusieurs reprises à Belgrade, Kraljevo et Kragujevac, mais ne le dit dans les médias. » a-t-elle déclaré. « Comme si tout le monde était habitué à recevoir le retour de bâton, et je me réfère au Kosovo mais aussi à la Bosnie et au Monténégro. »

Sead Biberovic, coordinateur pour une ONG appelée Urban In, partage également ce point de vue. Il insiste sur le fait que les Bosniaques savaient avaient envisagé la cession du Kosovo, déjà en 1999, à cause de la politique de Milosevic, et qu’à présent les politiciens serbes ne faisaient qu’inciter les citoyens à se rebeller.
« Les gens ordinaires sont effectivement incités à agir stupidement face à la diversité, que se soit par rapport aux noms et prénoms qui sonnent différemment ou aux plaques minéralogiques des régions peuplées de minorités. » a-t-il déclaré. « Apparemment, quelques personnes en Serbie ne savent pas que Novi Pazar n’est pas au Kosovo, ils le voient juste comme quelque chose de différent, comme un alien. »

-- Reportage original Amela Bajrovic

Posté par Leahcim à 16:51 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

13 mars 2008

Au nom du Kosovo !

Suite à la guerre de l’Otan contre la Serbie, en 1999, les noms des localités du Kosovo, majoritairement slaves, ont été effacés au profit de noms albanais. Une nouvelle loi vient de les annuler et oblige un retour aux noms antérieurs.

DSCN2363

Priština ou Prishtinë, Peć ou Pejë, Gnjilane ou Gjilan… Le nom même de Kosovo, slave, est sujet à polémique. Pour insister sur son caractère serbe, les Serbes le nomment Kosovo i Metohija (« Champs des merles »). Pour les Albanais, c’est « Kosova » ou, avec l’alphabet albanais, Kosovë. Ceci n’est pas anecdotique : nommer le territoire est un acte politique fondateur. Au Kosovo, renommer les lieux était un moyen pour les Albanais d’instaurer une rupture avec l’ancien système, d’éviter toute référence aux pouvoir antérieur et de valoriser leur appartenance à un ensemble national. "Des situations d’affirmation identitaire, voire de conflit géopolitique, se traduisent par de véritables tentatives d’épuration toponymique", explique le professeur de géographie Frédéric Giraut dans un article intitulé « Toponymie et géopolitique ». C’est une étape dans le processus de création d’un Etat-nation, tout comme l’adoption récente du drapeau national et l’inauguration symbolique de panneaux frontaliers entre le Kosovo et la Serbie, la semaine précédente.

Vers un Etat mono-ethnique

En 1999, avec le repli de l’armée serbe, 200.000 kosovars non-albanais, Serbes majoritairement, ont été contraints de fuir la région, menacés de mort par l’UCK (l’armée de libération du Kosovo). En mars 2004, plusieurs milliers de Serbes des enclaves du Kosovo ont été obligé de fuir et de se refugier en Serbie, victimes d’une épuration ethnique organisée par des extrémistes albanais, sous les yeux impuissants, ou complices, de la force de l’Otan. Des dizaines de lieux de cultes orthodoxes ont aussi été détruits. Gorani, Bosniaques, Roms, … toutes ces minorités sont menacées dans leur existence même, dans un silence coupable de la « communauté internationale ». La pérennité, à moyen terme, des quelques dizaines de milliers de Serbes qui n’ont pas encore fuit leurs enclaves est elle-même hautement hypothétique.

Le nouvel Etat kosovar ne jouit pas encore d’une indépendance pleine. Il a des obligations vis-à-vis de ses « géniteurs » (USA, UE,…) : maintenir le plus longtemps possible l’illusion d’un Etat multinational et multiculturel. Le temps au moins que l’attention internationale ne se porte ailleurs. Mais déjà, une partie de l’opinion kosovare s’impatiente et considère que la nouvelle loi sur la toponymie, comme le choix d’un drapeau national dépourvu de l’aigle bicéphale symbole de la nation albanaise, comme des violations de son identité. Car l’ambition du nationalisme albanais, dans sa forme radicale, n’est autre que la création d’un Etat-nation ethniquement pur. La question se pose alors : les derniers citoyens non-albanais auront-ils une place au Kosovo une fois que la présence internationale, dernière entrave à ce projet, ne sera partie ?

Posté par coriander à 23:42 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

10 mars 2008

Kosovo, inauguration des frontières

resizer_002Le premier ministre kosovare, Hashim Thaci a dévoilé ce dimanche le premier panneau frontalier, entre la Serbie et le Kosovo.
Sur ce panneau, on peut lire « République du Kosovo » et « Bienvenue », dans trois langues -différentes, albanais, serbe et anglais. Ces panneaux ont été installés à plusieurs postes frontières autour du Kosovo, le premier a été inauguré à Merdare par Thaci.
« Ceci est le symbole d’un nouvel Etat, un panneau qui sépare le passé et le futur, l’isolation et l’intégration » a déclaré le premier ministre du Kosovo.
Avant d’ajouter « la Serbie et le Kosovo, en tant que pays indépendants, seront des membres de la famille Européenne, de l’Union Européenne et de l’OTAN. »
Le Kosovo qui a déclaré son indépendance unilatéralement, le 17 février dernier, a été reconnu par seulement 27 pays depuis.

-- photo BalkanInsight.com

Posté par Leahcim à 17:56 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

09 mars 2008

La Croatie sur le point de reconnaître le Kosovo

Le premier ministre croate, Ivo Sanader a déclaré vendredi dernier que son pays reconnaîtrait l’indépendance du Kosovo ce mois ci, sans pour autant préciser la date.
Selon les médias croates, Sanader a critiqué le président serbe Boris Tadic pour sa demande à la Croatie de ne pas reconnaître l’indépendance de la province serbe, menaçant les pays voisins « de conséquences politiques et économiques graves ».
Le ministre Sanader a appelé la Serbie à ne pas faire de telles déclarations, « qui semblent utiliser la Croatie comme un alibi ». Il a ajouté que les leaders serbes « devraient endosser la responsabilité de ce qui se passe sur leur territoire, plutôt que de renvoyer la balle dans le jardin de leur voisins. »
« La Croatie va reconnaître le Kosovo quand le temps sera venu. Ce sera certainement ce mois ci, mais je ne peux pas encore dire quelle date ce sera » a déclaré Sanader en conférence de presse.
La Croatie sera donc le second Etat de l’ex-Yougoslavie à reconnaître le Kosovo indépendant après la Slovénie mercredi dernier.

Posté par Leahcim à 12:27 - - Commentaires [0] - Permalien [#]